Métropole. L'opposition municipale aixoise dans le débat

Publié le par Génération Ecologie 13

 

 

 

Communiqué de Christian Maraninchi pour le Parti Radical de Gauche, Stéphane Salord pour Génération Écologie, François-Xavier de Peretti pour l’Union Pour Aix, relatif au débat en cours sur la métropole :

 

"Christian Maraninchi pour le Parti Radical de Gauche, Stéphane Salord pour Génération Écologie, François-Xavier de Peretti pour l’Union Pour Aix prennent acte, avec le meilleur intérêt, des positions du Premier Ministre et de la Ministre en charge de la réforme de l’État et de la décentralisation en faveur d’une organisation plus pertinente et plus efficace de la coopération intercommunale dans notre aire métropolitaine.

 

Ils ont souhaité rendre, ici, publique l’analyse qu’ils adressent au Premier Ministre et à la Ministre en charge de la réforme de l’État et de la décentralisation, en forme de contribution au débat voulu par le Gouvernement.

 

Sans renier les avancées qu’ont pu représenter les intercommunalités actuelles, au cours de la dernière décennie, ils estiment que la coopération intercommunale locale doit savoir rapidement évoluer selon trois principes fondamentaux :

 

- La coopération intercommunale doit se faire à bonne échelle, et correspondre au fait métropolitain, aux réalités des déplacements, des échanges et des modes de vies réels des habitants. Ils constatent que les territoires des intercommunalités actuelles ne remplissent pas cette exigence de cohérence et d’efficacité, de même qu’elles ne s’inscrivent pas dans un processus d’aménagement du territoire convaincant à l’échelle méditerranéenne, européenne et, de manière globale, internationale.

 

- Une nouvelle forme de coopération intercommunale ne peut se solder par la création d’un échelon politique et administratif supplémentaire, engendrant de nouvelles dépenses à la charge du contribuable. A ce titre, l’idée d’un pôle métropolitain et le maintien des intercommunalités actuelles, bien que séduisante, n’est pas tenable. Les communautés urbaines, de communes et d’agglomération actuelles doivent passer le relai pour parvenir une forme de coopération plus rationnelle et économe.

 

- Une coopération intercommunale plus vaste doit, pour être efficace, se concentrer sur des compétences centrales clairement limitées. Ces compétences doivent êtres dictés par les attentes légitimes de nos concitoyens :

 

a) la création d’une trame dense et d’un service de transports collectifs modernes, rapides et unifiés,

b) l’aménagement du territoire métropolitain et la réponse aux difficultés croissantes de logement,

c) le développement de l’activité et de l’emploi, dans un territoire où le taux de chômage est supérieur à la moyenne de l’hexagone,

d) la transition énergétique et la lutte contre les pollutions de l’air, dans des métropoles les plus touchés d’Europe.

 

Pour toutes autres compétences optionnelles, l’initiative doit être rendue aux communes sur un principe de libre association, à géométrie variable selon les projets. Il s’agit ici de redonner aux communes une respiration qu’elles ont, en grande partie, perdue dans l’organisation actuelle, ainsi que la possibilité de retrouver leur identité au sein d’un grand ensemble.

 

Christian Maraninchi pour le Parti Radical de Gauche, Stéphane Salord pour Génération Écologie, François-Xavier de Peretti pour l’Union Pour Aix, jugent, enfin, contreproductive et dangereuse, l’attitude actuelle du Maire d’Aix-en-Provence, Présidente de la Communauté du Pays d’Aix. En effet, le repliement sur une position opposée à toutes avancées sérieuses, l’absence de vision moderne et efficace ne sont pas politiquement viables. Ils ne peuvent, à l’arrivée, que favoriser, la décision par l’État d’une organisation territoriale et politique nouvelle, à l’élaboration de laquelle les élus d’Aix et du pays d’Aix n’auront pas su apporter leur pierre."

 

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